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En traçant ma route...


Pour ce volet sorties en montagne, je vous inviterai à me suivre dans mes balades pyrénéennes, récentes (je vais reprendre peu à peu celles déjà publiées sur FB) et futures, surtout dans la zone du "Royaume de l'Aneto", dans les Pyrénées Centrales, c'est à dire en Pays de Luchon, en Saint-Béatais, en Val d'Aran et en Haut Aragon ( Bénasque).
Vous faire prendre, en m'accompagnant dans une découverte photographique, de la façon la plus simple et la plus naturelle, votre petite part des plaisirs des sens, des émotions et des sentiments que ces montagnes m'inspirent, des efforts, de l'abnégation et de la volonté qu'elles exigent parfois, et en toutes circonstances, de l'humilité dont on doit faire preuve lorsque l'on s'y engage : voilà la condition pour goûter au spectacle si souvent grandiose qu'elles nous offrent sans retenue.
A bientôt donc, de vous faire participer à cette rencontre sans cesse renouvelée des diamants de cette "couronne royale".


Sortie du 21 février 2017 : montée dans le Val d'AIGUAMÒG via les Bahns de TREDOS.
Départ 11h45 du Parking de la Borda de Montadi, retour à 17h 30.
Balade en Raquettes. Dénivellé 550m

Après un week-end en famille, tranquille, et dont j'ai profité pour me reposer un peu après une semaine intense, j'ai mis le cap en solo, ce mardi, vers le Val d'Aiguamóg, en direction duquel on prend la piste, à droite, au rond point de Salardú.
Une balade somme toute assez longue en suivant une piste alternant montées en sous-bois et vallées suspendues dans un cadre grandiose, lumineux et imposant.
Au modique prix de quelques heures d'efforts, encore un régal pour les yeuxdans ce Grand Royaume de l'Aneto, où les montagnes du Val d'Aran tout comme celles de notre Pays de Luchon tiennent une place de choix.
Jugez en vous même.



 C'est au parking près de la Borda de Montadi, que l'on démarre en traversant la flottille de motos-neige (que l'on peut louer ou utiliser en taxi)...
 On emprunte donc une piste "partagée" et entretenue par les motos-neige...
 On passe rapidement devant la Bórda de Servat...
 On longe l'arriu Aiguamóg ; en face de l'autre côté, la vallée de Bagergue, et de l'Arriu Unhóla, sous le Maubermé..
 On côtoie de belles falaises..
 De jolis sorbiers aux oiseaux, aux fruits un peu défraîchis...
 Une autre très belle falaise...
 Dans les sous bois, j'arrive à la cabana de Botet...bien enneigée...
 Le ruisseau est très cristallin, tant par sa clarté que par son bruit...
 Je passe un peu plus haut devant la Bórda de Lacreu..
 Toujours en bordure de l'Aiguamóg...
 Et une très belle "marmite", limpide...
 C'est la sortie du sous bois et l'arrivée dans le vallon des Bahns de Tredós...
 13h 15, Les premières granges et le pont sont en vue...
 Avant de passer le pont, un crochet par la petite chapelle de la Vierge des Bains ...
 Un peu plus haut ce sont les Bahns de Tredos, hôtel restaurant de montagne...
 J'ai quitté la piste pour un chemin en sous bois : je longe çà et là, de magnifiques trous d'eau....
 Je retrouve la piste,et ce magnifique point de vue sur le Tuc Serreta (2747m), le Tuc Balaguera (2753) et de la Tallada Larga, et le tuc de Lhuça entre autres sommets..
 Je ne résiste pas à ce panoramique, depuis la piste ensoleillée...
 Un gros plan sur le Tuc Serreta, et le Tuc Balaguera...
 Là c'est le Tuc de Lhuça je crois bien...
 Et de l'autre versant de la vallée, ce panoramique de la Sèrra de Sendrosa...
14h : Arrivée, à l'aire de la Monthaneta, voilà un équipement pour les promeneurs qui aiment les côtelettes, le chorizo grillé et la saucisse...(dont je fais partie)..Pause pour le casse-croûte.
 Un regard en arrière sur cette belle Sèrra Sendrosa....
 Après avoir passé le Pont dera Montanheta et traversé un sous bois, je repars vers la lumière des cîmes...
 Là, les "traces" se raréfient...
 15h, j'arrive à la bifurcation entre le chemin des lacs de Colomèrs et du Refuge, et la piste qui part à droite rejoindre le val de Valartiès...
Pour aujourd'hui, cela suffit à mon bonheur, et je vais faire demi tour...

 En face la piste de Valartiès, et de nombreuses coulées qui la menacent, tout au long...
 Un petit clin de soleil pour redescendre dans le bois...
 En face, le Tuc de Sendrosa, et le Coth pour passer dans le Cirque de Saboredo..
 La fonte est bien amorcée, mais il reste encore beaucoup de matière....
 Passage devant cette cabane (Aigües Tórtes), touchée par ces blocs de neige, d'une très grosse coulée...
 Plus bas, dans le vall des Bahns de Tredos, une belle grange restaurée (Bórda de Joangran?)
 Je quitte le vallon des Bahns de Tredos, et le soleil qui va devenir plus rare...
 Je repasse devant la cabana de Botet : la neige a un peu fondu, en quelques heures !
 J'aperçois un peu plus bas cette cascade de glace que je n'avais pas remarquée en montant. C'est vrai que l'on courbe un peu l'échine et la tête dans l'ascension..
 J'approche du bas de la balade. 
En face, dans la vallée de Bagergue et d'Unhóla, le Maubermé, impérial au centre, à côté du Tuc de Parros, et du Montoliu, à droite et l'Arenho et Armeros à gauche..

 Du bon boulot, sur ce bouleau...
 Un tatoueur chevronné ne ferait pas mieux, en matière de motifs : oiseaux, yeux....
 17h30, j'avais un peu hâte de retrouver le parking et sa flotte.
La journée a été bien remplie en quantité et en qualité.

A bientôt, sûrement pour d'autres nouvelles (re)découvertes.
Après avoir repris ma voiture, un petit arrêt pour la route, au Barratge d'Aiguamóg... Très beau site...

Sortie Raquettes à l'Estahn Baish de BACIVÈR.
Départ Orrí : 11h 30. Retour : 15h. Dénivelé : 300 m
Aujourd'hui, c'est un retour en Val d'Aran, pour la journée avec mon voisin et ami Jean. 
Nous avons choisi une montée à l'Estanh Baish de Bacivèr, depuis le parking d'Eth Orri, proche de Béret.
Une superbe rando, très ensoleillée, que j'avais déjà réalisée cet automne dans le vent et le froid glacial. 
Mais sous la neige, le contraste est encore une fois saisissant.
De belles sensations et des paysages splendides.
Que demander de plus pour ce vendredi de février, si ce ne sont les succulents pinchos et tapas que nous avons dégustés sur le chemin du retour, à Artiès ?
C'est le genre de sortie que j'apprécie particulièrement, en toute simplicité.
A la prochaine donc.

 Dès le début, on essaye de trouver la meilleure trace et le choix est varié et d'intensité variable..
 Après plusieurs dizaines de minutes de route, on évalue la distance parcourue : on aperçoit le parking de départ à la cime des sapins, à gauche des deux blocs de rochers..
Si on zoome un peu, on aperçoit clairement à gauche le massif Aneto-Maladetta, et à droite les 3000 du Pays de Luchon ...
 Nous poursuivons la route en direction de la ligne de crête qu'il nous faudra franchir...
Jeannot, mon ami, propose une halte café chaud : voilà quelqu'un qui sait vivre et à qui on ne peut refuser !...
 Un coup d'oeil arrière : on avance bien ! A gauche, des arrivées de pistes de Baqueira- Béret...
 Un zoom sur le massif des Monts Maudits 
 Et toujours ce Pays de Luchon, dont on ne se sépare jamais vraiment tout à fait..
 On avance, On avance, On avance...
 On passe un premier petit col...
 Et on remonte, toujours dans une trace plutôt bien "portante". On s'enfonce beaucoup moins que sur le Chemin Louise...
 C'est toujours assez pentu, mais on assure un bon rythme d'ascension..
 Jeannot fait le guide, et moi je suis...de près..
 On emprunte une partie de piste bien damée et qui porte remarquablement....
 Moi,derrière, et lui, devant ! comme chantait Brassens...
 Mes chères natures mortes, si vivantes à mes yeux...
Où en est-on ?...On tient le bon bout et on apprécie..la distance parcourue... 
Jeannot prend la pose....
 Et moi, aussi...Une fois n'est pas coutume !
Encore Le Luchonnais !!! Au loin.. 
Une vision du Cirque des Crabioules, totalement chamboulée...J'y perd ma trace !!! 
 Au dessus de nous, le Cap de Vaqueira (2466m)...Et de magnifiques champ de ski "hors pistes"..
 On bascule vers l'Estanh Baish de Bacivèr qui est rendu invisible par la glace et la neige qui le recouvrent !
Heureusement , le célèbre "Arbre mort qui sort de l'eau du Bacivèr", mais qui là, sort de la neige, est bien présent pour témoigner que nous sommes arrivés à bon port...
Car normalement le lac est bien là !...Quelques téméraires le traversent sans sourciller...Mais prudence car ce lac est pompé pour assurer l'alimentation des canons à neige de la station....Attention aux poches d'air créées sous la glace.. 
 Mon ami "l'Arbre mort" accepte volontiers mes bâtons et ma casquette et esquisserait presque un pas de danse !
 Là, il se la "joue en duo" avec son ombre....Remarquez son sourire moqueur !
 Et c'est maintenant le temps du retour et de la descente, toujours face aux sommets du Pays de Luchon !
 Du Sacroux au Petit Quayrat avec un ordre de vision chamboulé par les perspectives et les angles de vue bien différents de l'ordre établi habituel...
 Droit sur le parking !!! tout en bas au bout de la route qu'on aperçoit à droite...
La balade terminée, nous avons fait un petit tour vers Béret : en face, tout en bas, la descente vers le village de Montgarri....Au fond, à gauche, la Sera deth Lastor, et au centre le Tuc d'Orla.. 
 Un coup d'oeil sur la flotille de motos-neige et les niches à chiens de traîneaux de Montgarri...
Enfin, au repos, cet équipage de chiens de traîneaux prêts à être attelés en cas de besoin. C'est là que se termine la balade de ce jour. A nous, les tapas et les pinchos à Artiès !!! A bientôt. Amitiés à tous.
Si fier d’être…

Luchon, 14 Novembre 2015, 18h,
Monument aux morts, place Joffre.


Une foule de plusieurs centaines de personnes commence lentement à se rassembler par petits groupes discrets et remplis de gravité. Des saluts, des poignées de main et quelques embrassades furtives s’échangent, dans un quasi silence, empreint de respect et de tristesse.
C’est la réponse rapide et assumée du Luchon que nous aimons, qui se dessine en riposte à ce que nous venons de subir, nous peuple de France, la veille, en plein Paris populaire et festif, avec la répétition d’exactions d’une extrême sauvagerie et de véritables exécutions sommaires.
Un épouvantable carnage, résultat d’un mitraillage purement aléatoire de la part de barbares illuminés et téléguidés en plein cœur de notre pays et à l’assaut de nos valeurs fondamentales, forgées tout au long des siècles; face à cette ignominie, l’hébétude et l’incompréhension  le disputent d’abord à la révolte, à l’écœurement et la nausée.
Les yeux se remplissent de larmes et les gorges se serrent, à l’image de ceux de Louis Ferré, notre maire, qui délivre avec beaucoup d’émotion un discours d’hommage aux blessés, aux victimes innocentes et à leurs familles. Il en appelle aussi à la résistance et au rassemblement sur nos valeurs partagées et sur notre démocratie, face à la menace terroriste, nihiliste et fondamentaliste.
Moi, le fils d’Herminia, immigrée espagnole, l’époux d’une native de Castilla-La Mancha moi qui scrute à chaque occasion mon nom, inscrit dans le marbre de ce monument, et que je porte fièrement parce que mon grand-père a péri dans les premières heures de la Grande-Guerre, à Heippes, près de Verdun, laissant un orphelin de deux mois, Louis, celui qui allait devenir mon père, je mesure en ces circonstances le véritable ferment, l’essentiel de notre pays, la France : ce qui nous unit et nous rassemble dans le respect et l’acceptation de nos diversités et non ce qui peut nous diviser, nous entraîner dans la stigmatisation et nous opposer.
Alors, ce soir plus qu’à tout autre moment, quand je parcours cette liste d’hommes qui ont donné leur vie pour que notre pays, la France, vive libre, égalitaire, fraternelle et laïque, je puise dans leur souvenir toujours vivace la force de ne pas reculer et de ne pas capituler devant l’étalage de la barbarie la plus abjecte, celle qui ne nous fera jamais renoncer à la défense résolue de nos valeurs authentiques.
Une Marseillaise vibrante s’est alors élevée, reprise par tous et à l’unisson, et j’en ai, pour la première fois peut-être, alors pleinement mesuré la charge unificatrice, loin de tout accent nationaliste et partisan, la force mobilisatrice, parce que c’est notre chant, notre symbole, et qu’elle nous appartient à nous tous, Français ; mais aussi au-delà, parce qu’elle représente dans toutes les contrées du monde le pays des droits de l’homme et du citoyen et qu’elle est porteuse de l’étendard de cet universalisme que nous érigeons comme un principe fondateur et fondamental de notre démocratie.
Benjamin Franklin ne disait-il pas que : « Chaque homme a deux patries : la sienne et puis la France ».
Oui, nous devons avec fierté assumer cette responsabilité universaliste devant le monde et tous les citoyens du monde, malgré les difficultés et les menaces qui se présentent à nous maintenant, sans baisser la garde, ni reculer devant le danger, l’intimidation ou la violence. Nous le savons aujourd’hui, le combat engagé sera certainement long et il fera encore d’innocentes victimes, mais nous vaincrons, comme nous avons su le faire par le passé devant des totalitarismes tout aussi répugnants et organisés.

Nous avons ensuite, avec beaucoup d’amis, retrouvé au Pavillon Normand tous ceux qui ont répondu positivement au message de solidarité et d’accueil de ces hommes et de cette famille jetés sur le chemin de l’exil par la même menace terroriste : ils ont souvent vécu dans leur chair ou celle de leurs proches les mêmes atrocités que celles que nous subissons, dans leur pays d’origine qu’ils ont souvent dû quitter pour sauver leur vie ou pour s’assurer un avenir meilleur devant la famine ou la mort.
Cette soirée fût un formidable témoignage de fraternité et de convivialité, dans une parfaite envie de partage et de compréhension de ces déchirures humaines qui ont conduit des Soudanais, des Irakiens, des Iraniens, des Erythréens, des Syriens, des Kurdes…si loin de leur sol et de leurs racines, sur la route de l’exode, en proie à de sordides passeurs, exposés à tous les dangers, à tous les rackets et à la mort dans la traversée de la Méditerranée.
Comme nous et toute notre communauté nationale, ils sont les victimes des mêmes tenants de la dictature, de l’obscurantisme, des inégalités culturelles, sociales et sexuées, du fanatisme et des guerres de religions d’un autre temps qu’on voudrait réanimer, qui ne maintiennent leur pouvoir que par les trafics massifs et la terreur armée.
Et pendant cette soirée, rythmée par le mélange d’improvisations, de percussions et de nos chants pyrénéens, je me suis aussi souvenu de quelques chansons de certains des meilleurs de nos chanteurs qui retrouvent une actualité brûlante et que j’ai pris plaisir à réentendre de retour chez moi : Alain Souchon chantant « C’est déjà ça », et Francis Cabrel avec « Saïd et Mohamed » et « Des hommes pareils » ou « Lily » de Pierre Perret ; des textes d’une force et d’une humanité pénétrante, passés un peu inaperçus en leur temps.

Hier matin, je suis parti en montagne, profiter du soleil éclatant des estives d’Artigue, avec ma petite famille qui avait partagé la soirée de la veille avec ces « migrants » et j’ai mesuré alors, tout le bonheur si simple et si complet dont nous jouissons ici, nous, libres et insouciants.
Ces hommes et ces femmes souvent espèrent aussi retrouver les leurs, leurs racines et leur terre et les quelques menus plaisirs basiques auxquels nous aspirons tous.
Essayons de répondre à ces vœux de toutes nos forces et de celles de tous nos pays libres qui portent la responsabilité de cela devant le monde entier : « vivre, (libres et heureux), entre leurs parents le reste de leur âge », tel Ulysse, chanté dans le poème de Joachim Du Bellay.

Ce matin, j’ai pris connaissance de plusieurs textes ou tribunes libres que j’ai trouvées particulièrement inspirées et que je vous engage à parcourir : celle de Lassana Diarra, footballeur international français qui a perdu sa cousine dans la tuerie, celle d’Edwy Plenel dans Médiapart et enfin, celle que j’affectionne particulièrement, dont je partage le sens, l’esprit et le cœur (et que j’aurais bien voulu écrire), celle de Magyd Cherfi, du groupe Toulousain Zebda, (que j’ai bien connu lors de mes années passées à Pechbonnieu), parue dans « Libération » de dimanche.

Pour conclure mon propos, je citerai Averroès, théologien et philosophe musulman du XIIème siècle : « L’ignorance conduit à la peur, la peur conduit à la haine, la haine à la violence : voilà l’équation. »
C’est assurément, celle que nous devons résoudre, au cœur même de notre propre misère sociale et culturelle, celle que nous devons résoudre au cœur de nos écoles, de nos banlieues, où l’instrumentalisation de cette ignorance conduit au pire et à la négation de nos valeurs démocratiques et humanistes, celles-là mêmes qui m’ont amené à écrire ce texte que je donne en partage.
Jean-Louis REDONNET
 Si fier d’être :  
Luchonnais, Français, et Citoyen du monde. 



Quelques photos d'une balade au lac vert du 28/06/2016 : 







QUELQUES MOTS POUR DÉPASSER L'INDICIBLE

L’indicible stupeur causée par un assassinat méthodique et ciblé des collaborateurs et des plumes et crayons les plus réputés d’un journal satirique et indépendant avec lequel nous avons grandi et exercé notre esprit critique depuis les années 1968, celles de notre jeunesse.

L’indicible douleur de voir ces symboles de la liberté de pensée et d’expression si intimement liées aux valeurs fondatrices de notre république laïque, sauvagement attaqués et anéantis dans leur propre siège, pourtant protégé au cœur de notre capitale.

L’indicible  dégoût pour ces lâches assassins, qui nous rappellent malheureusement les mots dont Bertold Brecht qualifiait une autre forme d’extrémisme et de fanatisme organisé de sinistre mémoire : « le ventre est encore fécond d’où est sortie la bête immonde ».

L’irrépressible besoin de milliers de personnes qui ont tenu, chacune à sa manière, à chaque coin de l’hexagone et au delà, à manifester son attachement à la défense de la démocratie et sa solidarité profonde pour toutes ces victimes innocentes de l’intolérance fanatique, du terrorisme et de l’aveuglement sectaire.

L’absolue nécessité de marquer ce soir cet attachement à ce qui nous rassemble majoritairement en se regroupant, sans la moindre peur, au-delà de toutes  nos différences, dans le recueillement et le silence partagés en hommage à ces héros morts sur le front de notre propre liberté.

L’évidente certitude que nous avons rapidement besoin que d’autres talents se lèvent et reprennent le stylo et le crayon de l’irrévérence, de l’esprit critique et de l’indomptable humour décapant : tel est l’enjeu de notre résistance citoyenne à toute tentation d’imposer une quelconque pensée unique.

Voilà quelques simples mots que je souhaitais mettre ce soir sur les maux profonds et déchirants qui affectent les proches des innocentes victimes et que nous partageons aussi à notre mesure ; c’est bien sûr le dépassement de l’indicible qui donne le signal d’une nécessaire résilience qu’il nous faut engager tous ensemble pour renforcer notre démocratie et notre liberté d’expression clairement menacées.

Jean-Louis REDONNET
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Photo Jean-Louis REDONNET. Fourni par Blogger.

A PROPOS...




BALADES, CULTURE & CITOYENNETÉ

Pourquoi un blog, et pourquoi celui-là ?



22-02-2017

Il y a un bout de temps que je souhaitais créer un blog pour y faire, en toute modestie, une place à l'expression de mes valeurs, de mes engagements, de mes analyses citoyennes ou "politiques", mais aussi de mes goûts, voire de mes passions, comme celles de la montagne et de la photo.

Cela m'apparaît aussi comme l'un des meilleurs moyens de partager largement avec des amis, même lointains par la distance, une façon d'envisager et d'entrer dans cette communication avec la nature, qui reste en dernier ressort notre maîtresse et avec laquelle il faut se comporter avec respect et humilité.

Aujourd'hui, j'arrive au bout de ce premier travail de conception qui reste à parfaire, à faire progressivement évoluer et que je soumets à votre contribution dans un esprit positif et constructif.

Je ne communiquerai qu'avec des interlocuteurs identifiés et amicaux, les anonymes n'ayant pour moi pas leur place dans un quelconque échange.
Bonne lecture et à bientôt!

19-03-2020

Après plus d'un an "d'absence" sur ce blog, je viens de retrouver une disponibilité qui va me permettre de poursuivre et peut être de bonifier la démarche de partage que j'avais initiée.
Bien sûr j'avais publié mes sorties (une quarantaine) sur Facebook, mais de les ordonner et de les mettre à disposition sur "mes balades", vous donnera plus de facilité et de choix pour les parcourir le moment voulu.
S'y ajouteront mes lectures, les films que j'aurai vus et mes écrits au fil de l'eau de l'actualité, car c'est un mode d'expression que je privilégie lorsque je ressens le besoin impérieux de prendre parti ou d'évacuer des émotions ou des peines.
Ce partage est ma vision de la citoyenneté active et la certitude que la culture et la connaissance sont les antidotes aux fanatismes, dérives idéologiques et autres turpitudes de notre monde.
N'hésitez pas à vous exprimer ou à commenter dans le respect de l'esprit de ce blog.



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